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Qu'est-ce que la taxe foncière sur le
bâti (FB) ? Tout propriétaire d'un logement au 1er janvier, qu'il s'agisse de sa résidence
principale, de sa résidence secondaire ou d'un bien mis en location, est soumis à la taxe foncière sur le bâti. Elle ne porte que sur les bâtiments de
plain-pied, en sous-sol ou surélevés qui ne peuvent être déplacés sans être détruits. Il s'y ajoute les cours, les passages, les parkings… Bref, tous les sols ou terrains en dépendance du logement de
façon dite incontournable. Cela s'applique aussi aux jardins attenants inférieurs à 500 m².
La taxe est due pour toute l'année civile, mais elle n'est
perçue qu'au mois d'octobre. Ce décalage de temps entre la date de prise en compte de celui qui paye et la réception de l'avis d'imposition peut entraîner des quiproquos. Ainsi, en cas de vente du
logement avant le 1er janvier, c'est l'acheteur qui doit l'acquitter puisqu'il est le propriétaire légal au 1er janvier. Si l'achat a eu lieu après le 1er janvier, c'est le vendeur qui aura à la
régler, puisqu'au 1er janvier il était encore le propriétaire du bien.
Comment est calculée la taxe foncière sur le bâti ? Le montant de la taxe foncière sur le bâti repose sur la valeur cadastrale et le taux d'imposition voté chaque année par la
commune, le département et la région.
La valeur cadastrale correspond au montant du loyer que pourrait percevoir le propriétaire du logement s'il le louait. Ce montant purement théorique est fixé chaque année par les services de
l'administration fiscale sur la base d'évaluations foncières qui remontent à 1970 et qui sont réajustées chaque année en fonction de la progression des loyers et de la classification du logement
selon le plan cadastral.
Pour la taxe foncière sur le bâti, seule la moitié de la
valeur cadastrale est prise en compte. C'est sur ce montant que s'appliquent les différents taux votés par les collectivités locales durant le premier trimestre de l'année
civile dans le cadre du budget primitif annuel.
Les cas particuliers La copropriété : dans le cas d'une copropriété, il y a deux taxes foncières sur le bâti à payer. D'un côté, celle due par tous les copropriétaires
pour leur propre logement. Celle-ci est payée individuellement. De l'autre, la taxe due au titre des parties communes. Celle-ci est établie pour le compte du syndic de copropriété.
La SIC (société immobilière de copropriété) : les associés d'une société immobilière de copropriété n'échappent pas au paiement de la taxe foncière. Celle-ci n'est pas établie pour la SCI
mais pour chaque associé au prorata des parts qu'il détient. Cette règle ne s'applique pas aux cas de SCI en multipropriété ou pour les logements en temps partagé.
Le viager : lorsqu'un logement est cédé en viager et que le vendeur a obtenu un droit d'habitation, la taxe foncière est due par l'acheteur et non le vendeur.
La piscine : les propriétaires d'un logement ayant construit sur un terrain attenant à l'habitation une piscine qui ne peut être démontée parce qu'elle a été scellée, verront la surface de
celle-ci intégrée au calcul de la taxe foncière sur le bâti.
Les exonérations à la taxe foncière Il existe des cas où un bâtiment peut ne pas être pris en compte dans le calcul de la taxe foncière sur le bâti. C'est le cas pour les lieux
où s'exercent une activité agricole : étable, grange, mais aussi cave viticole…
Il y a aussi des cas où les propriétaires
peuvent bénéficier d'une exonération totale ou partielle selon les cas mais limitée dans le temps.
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Type de bâtiment
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Durée d'exonération
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Niveau d'exonération
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Bâtiment basse consommation
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Au moins 5 ans après avis de la collectivité
locale
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50 à 100 % du montant dû
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Constructions avant 01/01/1989 avec crédit d'impôt
développement durable (sous conditions du montant dépensé)
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5 ans renouvelable après un délai de
10 ans
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50 à 100 % du montant dû
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Bâtiment neuf, réhabilité ou reconverti
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2 ans
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sur délibération de la collectivité locale
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